lundi 18 juillet 2016

La fusée de Tintin ne nous est pas tombée sur la tête, mais le 1er étage de Falcon 9 est rentré sur sa berge. A nos côtés


Le lancement de Falcon 9 de SpaceX à 0h45, lundi 18 juillet. - photo : rke
La fusée de Tintin revient aussi.

[Cape Canaveral (FLA), Monday, July 18, 2016, rke] – 
Et bang ! Quoi bang  ? Le big-bang ? Mais non, tout simplement le retour d'une fusée immédiatement après son tir dans le ciel. Ce n'est pas un de mes contes enjolivés, mais la belle réalité, oui la belle, d'un événement exceptionnel qui s'est déroulé en ce lundi 18 juillet 2016, à 0h45 sur la base militaire de l'US Air Force. Plus précisément en face, à 5 km à vol d'oiseau du pas de tir (PAD 40) du lanceur Falcon 9 de la société privée SpaceX. Décor. Après une arrivée coutumièrement en bus, nous voilà, journaliste et paparazzis privilégiés, déposés à 10 mètres de la lagune encore chaude où roupillent paisiblement des alligators. Moustiques à l'attaque, surtout sur moi, même avec un spray et un vibrateur anti insectes, me voilà paré à assister au décollage, comme la cinquantaine de photographes alignés le long de la corde tendue à ne pas dépasser. Je suis un peu jaloux des collègues d'a côté, surtout des girls branchées, pas aussi bien équipées que mon gros matériel, mais suffisamment gonflées pour montrer leurs capacités à shooter une fusée. Elles sont gonflées à bloc. Je suis un peu trop gêné. À la norme helvétique, je n'ose pas trop faire le malin. Douce et chaude nuit, l'horizon est si plat qu'on distingue la plupart des tours de lancement de fusées. Je rêve presque. Mais non…. Attention, reste deux minutes avant le décollage ! Ah, mes réglages de caméra. Je zoome comment ? Bah, il fait trop nuit. Je filme. Cinq secondes. Dépêche, dépêche ! C'est bon, j'ai la mise au point. Ça filme. Premières étincelles, le ciel s'illumine gentiment, puis c'est comme un gros coup de flash qui dure que leurs secondes avant de voir l'engin s'élever majestueusement dans un noir profond. Elle disparaît déjà et c'est là... que  l'aventure commence. Il va revenir où ce bout d'étage de fusée ? «  Mais tout là-bas à droite (à notre perpendiculaire) » m'explique un employé de la NASA venu nous avertir. Ah, bon. Je lève mon nez bien en l’air et, effectivement, une légère lueur apparaît dans le ciel. Bang ! Ça, ce passage dans le mur du son, il ne nous l'avait pas signalé l'employé de la NASA. J'ai tellement été surpris que ma caméra a quelque peu tremblé. Mais bigre, il ne va quand même pas tomber sur nos têtes cet étage ? C'est effectivement ce qu'il nous semblait, mais, en réalité, le bout de fusée est apparu bien au loin. Comment faut-il filmer ça ? Je n'ai pas l'habitude. Elle est où cette fusée ? Plus de lumière. Bon c'est fichu ! Ben non, la voilà qui réapparaît dans un coup de flash. L’étage vient de rallumer ses moteurs. Dans un ciel quasi tout illuminé, il redescend tranquillement se poser sur sa berge. Ma caméra en tremble encore. Ces nanas d’à côté exultent comme si c’était elles qui avaient réussi le coup. Yeah ! Eh oui, je suis aux USA. Allez, je fête avec, la fusée de Tintin est de retour.

Tintin's rocket did not fall on our heads, but the 1st stage Falcon 9 is back on its river bank. At our side

The come back of SpaceX Falcon 9, 1st stage. - Photo: rke
The view of the 1 stage come back. - Photo : rke
After the flight, our trip in the night
by the PAD A tower. - Photo : rke

Bang ! Which bang ? The big bang? But no, just the return of a rocket immediately after its shoot into the sky. This is not one of my embellished tales that I love write you, but beautiful reality, so beautiful, an exceptional event which took place on Monday, July 18, 2016, at 0:45 on the US Air Force Base. Specifically, above 3 miles in front of us, in the country of alligators, from the launch pad 40 of the Falcon 9 of SpaceX company. Decor. After a customarily arrive by bus, here we are, privileged and journalist paparazzi, filed 10 meters from the still warm lagoon where snoozing peacefully alligators. Mosquitoes attack, especially on me, even with a spray and anti insects vibrator is ready to help me to look this take off like fifty photographers lined up along the a rope stretched not to exceed. I'm a little jealous of a side colleagues, especially girls trendy, not as well equipped as my big equipment, but swollen enough to show their ability to capture the rocket in their digital Pocket. These girls are bloated and I’m too embarrassed. Like a standard Swiss man (in Switzerland, we are generally a people very uneasy), I dare not make too clever. Soft warm night, the horizon is so flat that distinguishes most rocket launch towers. I dream almost. But no… Attention please. Only two minutes before lift-off. Grrrr…, my camera settings. How can I zoom ? Well, the night is too dark, now. I'm shooting. It remains five seconds. Hurry up, hurry up ! All right, I have the right focus. That film. First sparks, the sky lights up nicely, then it's like a sudden flash that lasts their big seconds to see the rocket rising majestically into a deep black. Falcon 9 is already disappearing and that is here... that the adventure begins. Where is back this 1st stage ? « But there on the right (our perpendicular) » explains a NASA employee came to warn us. Really. I raise my nose well in the air and landed a slight glow appears. Bang ! That passage through the sound barrier (he is do not report the NASA employee) become. I was so surprised that my camera was somewhat shaken. But it will still not fall on our heads this 1st stage ? This is actually what he seemed, but in reality, the end of the rocket appeared well off. How should we film it ? I am not used to that. And where's the rocket ? More light. Grrrr…. It's damned ! Noooo, it reappears in a flash shot. The stage comes to relight the engines. In a sky almost all lit, it descends slowly to rest on its plinth. My camera dither again. These girls by my side exult as if it were they who had managed the event. Yeah ! I’m in the USA. Come on, I party with. The Tintin’s (Hergé comic strips) rocket is back.
Before the lift-off. - Photo : rke
After our trip, Gerard van de Haar, Don Hladiuk and me come back at home by the KSC Visitor Center. - Photo : rke